Biographie complète
Eyo’nlé est un brass band au groove solaire, fruit d’un métissage entre les cuivres puissants et les rythmes traditionnels d’Afrique de l’Ouest. Trompettes, trombone, souzaphone, keytar et batterie constituent l’ossature de cette formation unique, dont l’énergie festive et communicative ne laisse personne indifférent.
Né de la rencontre entre des musiciens passionnés par les musiques populaires africaines et l’univers du brass band moderne, Eyo’nlé façonne un répertoire où se croisent compositions originales et standards revisités. Leur musique, à la fois enracinée dans la tradition et ouverte sur le monde, célèbre la force des grooves africains tout en y insufflant une modernité assumée.
Sur scène comme en déambulation, Eyo’nlé déploie une présence charismatique et une énergie débordante. Chaque prestation devient une expérience collective, une invitation à la danse et au partage, où le public est happé par la chaleur des cuivres et la puissance rythmique de la batterie.
Le groupe s’inscrit également dans une démarche de valorisation du patrimoine musical béninois. Leur projet actuel, « Karnaval de Dahomey », rend hommage aux musiques qui accompagnent les Kalétas, carnavals traditionnels béninois aux racines précoloniales. À travers ces pièces festives et colorées, Eyo’nlé perpétue une mémoire vivante, tout en la réinventant avec l’énergie et l’audace du brass band contemporain.
Entre tradition et modernité, virtuosité et spontanéité, Eyo’nlé fait vibrer les cœurs et les corps, offrant à chaque concert un véritable voyage musical vibrant et dansant.

Festivals et scènes marquantes
Eyo’nlé Brass Band s’est produit sur de nombreuses scènes et festivals prestigieux aussi bien en Afrique qu’en Europe. Au Bénin, son pays d’origine, le groupe a animé des événements phares comme le Festival Racines à Porto-Novo ou le festival Quintessences à Ouidah, ainsi que des rendez-vous culturels tels que le FITHEB (festival de théâtre du Bénin). Il a également joué dans la sous-région ouest-africaine (ex. Alliance Française de Port Harcourt au Nigeria, festival des Arts de Rue au Burkina Faso).
En France, Eyo’nlé a enchaîné les festivals de musiques du monde, de jazz et de rue : par exemple Musiques Métisses(Angoulême), Les Nuits Atypiques (Langon), Musicalarue (Luxey), Africajarc (Cajarc), Jazz sous les Pommiers(Coutances), Rhino Jazz (Loire), Jazz à Vienne, Jazz aux Frontières (Montgenèvre), le Festival du Monastier en Auvergne, Le Chien à Plume (Haute-Marne), Au Foin de la Rue en Mayenne, la Fête de l’Humanité en région parisienne, Rock en Seine à Paris, ou encore Musiques d’Ici et d’Ailleurs à Châlons-en-Champagne. Le groupe a également conquis le public de l’île de La Réunion (Festival Opus Pocus). À l’international, Eyo’nlé a représenté fièrement la culture béninoise dans de grands rendez-vous tels que le Durham Brass Festival en Angleterre, l’Afrika Festival Hertme aux Pays-Bas, les Nuits Africaines de Belgique, le festival Afrika-Karibik en Allemagne, des festivals en Espagne (Vilanova i la Geltrú, Burgos, Amorebieta-Etxano), en Italie (Manciano Street Music Festival, Bande à Sud), en Angola (Fête de la Musique à Luanda) ou encore au Paléo Festival en Suisse. Cette présence scénique internationale est massive : la fanfare totalise plus de 2000 concerts à travers le monde depuis 2005.
Parcours

Tournées internationales
Au fil de sa carrière, Eyo’nlé a entrepris plusieurs tournées d’envergure à l’étranger. Dès les années 2000, la fratrie Ahouandjinou effectue régulièrement des périples musicaux en Europe, ce qui lui permet de tisser des liens artistiques au-delà du Bénin. L’expérience la plus marquante reste sans doute la tournée anniversaire des 20 ans du groupe français Les Ogres de Barback en 2014 – 2015, durant laquelle Eyo’nlé a été invité à participer à près de 100 concerts à travers la France et l’Europe, avec même quelques étapes en Afrique. Cette tournée marathon – étalée sur une année – a emmené la fanfare en France, en Belgique, en Suisse, mais aussi au Togo et au Bénin, plongeant les musiciens béninois dans l’univers de la chanson française. Elle s’est conclue par un album live anniversaire et a offert à Eyo’nlé une visibilité sans précédent auprès du public européen. Par la suite, le brass band a continué d’exporter sa musique lors de tournées ou résidences, par exemple en participant à des festivals de fanfares en Angleterre et aux Pays-Bas, ou en donnant des concerts spéciaux dans l’océan Indien (tournée à l’île de La Réunion en 2014, etc.). Plus récemment, Eyo’nlé a encore accompagné Les Ogres de Barback sur la tournée “Chanter Libre et Fleurir” (2019-2021), partageant la scène dans de grandes salles (L’Olympia, Ancienne Belgique…).


Collaborations artistiques marquantes
Forte de sa réputation, la fanfare Eyo’nlé a multiplié les collaborations avec des artistes de renom. La plus emblématique est son partenariat avec Les Ogres de Barback – une fratrie du rock alternatif français – qui l’ont découverte et propulsée sur le devant de la scène hexagonale. Grâce à l’appui du label des Ogres (Irfan),
Eyo’nlé a pu sortir ses albums en France et tourner massivement dans tout le pays. Les deux formations ont noué des liens forts, se retrouvant régulièrement sur disque et sur scène (on entend par exemple la fanfare béninoise sur le double album live des 20 ans des Ogres, ainsi que sur d’autres titres partagés). Dans la foulée, Eyo’nlé a aussi collaboré avec le groupe de chanson festive La Rue Kétanou – ils ont invité ces derniers au Bénin lors du festival Musicaravane, et ont partagé la scène à de multiples reprises.
On retrouve également Eyo’nlé aux côtés de la chanteuse brésilienne Flavia Coelho sur une reprise cuivrée de « Mon p’tit loup » (chanson de Pierre Perret) enregistrée en 2017 avec la participation des Ogres de Barback et du K2R Riddim. Plus récemment, en 2023-2024, le groupe a mené le projet “Karnaval de Dahomey”, une création collaborative qui a réuni de nombreux invités autour d’eux.
Dans le cadre de ce projet engagé (notamment une chanson caritative « Mal à la mer » en soutien à Sea Shepherd), Eyo’nlé a côtoyé des artistes variés tels que Renaud (icône de la chanson française), Guizmo du groupe Tryo, l’humoriste Guillaume Meurice, la chanteuse Karimouche, Didier Wampas, des membres de Karpatt et de La Rue Kétanou, etc., aux côtés bien sûr des Ogres de Barback. Cette ouverture aux collaborations a enrichi le spectre musical du brass band, qui n’hésite pas à mêler son style afro-jazz à des univers très différents.
Eyo’nlé s’est même aventuré en 2025 dans un projet “Vodun Rock Orchestra” avec la rockeuse française Demi Mondaine, fusionnant rythmes vaudou et rock’n’roll sur scène


Distinctions et reconnaissances
À ce jour, Eyo’nlé Brass Band n’a pas reçu de prix officiel majeur connu (comme un award international), mais il a obtenu une véritable reconnaissance à travers ses succès scéniques et critiques.
Le groupe est souvent salué pour son rôle de pionnier : « Eyo’nlé est l’une des rares fanfares africaines à faire découvrir à l’international la tradition des cuivres du golfe de Guinée », souligne le label Irfan. Son mélange musical unique – entre héritage béninois, jazz, afrobeat et chanson française – a été accueilli avec enthousiasme par le public et la presse, comme en témoigne la sortie de l’album Empreinte du père en 2015, qualifié d’« excellente nouvelle » pour la world music. La fanfare a ainsi conquis une place de choix sur la scène world et jazz, et sa longévité (plus de deux décennies d’activité) ainsi que ses plus de 2000 concerts internationaux témoignent de son impact.
En somme, sans forcément afficher de trophées officiels, Eyo’nlé a gagné le respect du milieu musical et le cœur du public par son énergie communicative et son talent à bâtir des ponts entre les cultures.
- 2011 et 2017: Prix du public au Festival de Cirque et Fanfare à Dole de Jura
- 2019 : Prix du public Haizetara à Amorebieta Extan.

